Amenhotep, de P. Gedge
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Huy grandit dans une famille modeste au cœur du Delta du Nil. Quand son oncle décide de l'envoyer dans la prestigieuse école de scribes du temple de Râ, le jeune garçon est effrayé à l'idée de quitter le cocon familial... Loin des siens, Huy se lie très vite avec Touthmôsis, le fils du gouverneur d'Héliopolis. Mais il n'est pas préparé à la jalousie que cette amitié éveille. Mortellement blessé par un camarade d'école, Huy ressuscite dans des circonstances mystérieuses et découvre que les dieux l'ont doté d'un don hors du commun : prédire l'avenir. Ce drame bouleversera non seulement le destin du jeune homme, mais l'histoire de l'Egypte toute entière.
♥♥♥/5
Si vous lisez la trilogie complète regroupée dans un seul livre, vous avez en face de vous un énorme pavé de 1200 pages qui a de quoi décourager ! Mais pourtant il en vaut la peine, et une fois commencé, vous verrez qu'il se lit assez rapidement (18 jours pour moi). Je me suis complètement laissé prendre par l'histoire et surtout par le premier tome. Celui-ci m'a énormément plus et aurait largement mérité 4 ♥, c'est malheureusement les deux suivants qui font un peu baisser la note.
En effet, le premier tome est consacré à l'enfance de Huy et notamment à la découverte de son pouvoir après avoir mystérieusement ressuscité. Tout est là, le mystère, le fantastique, l'Egypte ancienne, des personnages sympathiques et une belle écriture ! Mais le mystère s'étiole petit à petit. On s'attend à de grandes révélations à la fin (quel est donc le secret du Livre de Thot ? Pourquoi Huy avait t-il cette aversion pour le jouet en babouin, quel est le projet du dieu Atoum pour lui ?) mais je trouve que ça tombe un peu à plat. Au final, seul quelques très rares moment tout au long de la vie de Huy vont avoir une importance, le reste se ressent un peu comme du remplissage. J'ai aussi l'impression qu'en réalité Huy n'a pas de réel impact sur l'histoire (si ce n'est son rôle de chancelier, qui permet certes de faire prospérer l'Egypte) car on connait tous la suite de l'Histoire - l'avènement d'Akhénaton et son hérésie atoniène - alors que c'est justement le culte d'Aton qu'à tenter de repousser Huy toute sa vie ! J'ai tout de même passé un très bon moment, comme toujours avec cette auteure !
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" L'histoire qui nous est contée ici est celle du pharaon le plus étonnant de toute l'Egypte ancienne : Aménophis IV, qui se rebaptisa lui-même Akhenaton, " l'esprit d'Aton ".
Aidé de son épouse Néfertiti et de sa mère 'Tii, il détrône en effet Amon, jusque-là dieu officiel de l'Egypte, et abandonne Thèbes pour une autre capitale. Il se proclame la réincarnation d'Aton, dieu du disque solaire : tous ceux qui s'uniront charnellement à lui seront les " enfants du soleil ". Puis, enfermé dans son palais, indifférent aux révoltes des tribus frontalières et à la sécheresse qui accable son pays, il se livre à tous les débordements, allant jusqu'à enfreindre, avec sa mère, le plus absolu des tabous.
♥♥♥/5
Ce roman de la même auteure, bien que publié quelques années avant, raconte en fait la suite des évènements de la trilogie Amenhotep. On retrouve le pharaon Amenhotep III à la fin de sa vie, après le décès du devin Huy, qui décide finalement de nommer son fils Amenhotep (IV - plus tard Akhenaton) comme successeur par faute d'autres réelles possibilités. Tout ce que le devin redoutait se produit alors, la consécration du dieu Aton, l'oubli puis carrément l'interdiction des autres cultes, le délaissement des affaires étranges, l'appauvrissement du pays etc... Cette partie de l'histoire est assez connue, il n'y a donc pas de grandes surprises. Evidemment cela reste un roman, et même si toute la vérité historique n'est pas exactement connue, l'auteur a pris des libertés pour raconter une version de l'histoire. Ici par exemple, Toutankhamon est le fils d'Akhenaton et de sa propre mère Tii. Oui certains passages sont un peu malaisants, mais clairement le but de cet ouvrage n'est pas de valoriser ce pharaon. Bref c'est un livre sympa, dans la même ligne que la prélogie et qui permet de clore l'histoire de cette fin de 18e dynastie.
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Prochaine lecture : Ahénaton le renégat, de N. Mahfouz
Louvre 2026
En septembre je suis allée à Paris pour voir l'exposition sur Toutankhamon. J'en ai donc profité pour faire un nouveau tour au Louvre, notamment pour voir les dernières salles que je n'avais pu voir la dernière fois, puisqu'on m'avait fermé les portes devant le nez à 20h (le musée étant ouvert jusqu'à 21h, et il était indiqué que les salles étaient vidées à partir de 20h30...).
Bref, cette nouvelle visite ne m'a malheureusement pas donné une meilleure opinion de ce musée, qui devrait pourtant être un trésor culturel pour la France. Commençons donc par les points négatifs de cette visite...
Il y avait certaines pièces que j'étais impatiente de revoir. Parmi celles-ci, le masque en or du prince Khaemouaset (fils de Ramsès II, et premier "égyptologue" de l'Histoire). En 2017, il était situé dans la vitrine qui porte d'ailleurs son nom. Loupé, il n'y est pas. Il n'est nul part ailleurs. Et il n'y a pas la moindre explication, aucune étiquette pour informer d'un éventuel déplacement temporaire ou autre.
Il y avait également la célère fresque de la déesse Hathor qui tend son collier à Sethi I (celle dont j'avais fait un puzzle il y a plusieurs années) qui est manquante. Il y avait par contre une étiquette, bien que je ne me rappelle plus ce qu'elle disait.
Quant à la célèbre toute petite statue représentant Isis, Osirirs et Horus, également absente. Une étiquette nous informe qu'elle a été prêtée à une musée américain pour une exposition temporaire. Ok, je comprend. Ah oui, mais attendez, cette exposition temporaire a pris fin le 19 janvier 26. Où est la statue depuis tout ce temps ??
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Je tenais également à voir la fameuse bague aux chevaux de Ramsès II que j'avais zappé lors de ma première visite et seulement repérée sur une photo d'un autre objet. Bingo, la bague est également absente ! Une étiquette informe qu'elle est sortie pour étude, en date de novembre 2025... Je doute sérieusement qu'ils l'étudient depuis presque un an. Encore une pièce qui traine au fond d'un carton ??
Bon au moins, j'ai pu remarqué que la petite stèle que j'avais initialement prise en photo est en réalité à double face. Elle représente d'un coté Ramsès II enfant, et de l'autre le vizir devant le dieu Ptah.
Un peu énervée de ne voir aucune des pièces qui m'intéressait, je me suis dit que j'allais retourner voir la salle du livre des morts. Cette salle venait d'ouvrir peu de temps avant mon passage en avril et n'était pas encore totalement terminée. 5 moins plus tard, qu'est ce qui a changé ? Rien ! Toujours le même éclairage super faible, toujours les mêmes affiches "vitrines en cours d'aménagement".
Sinon, ils ont des gens qui bossent dans ce musée (hormis les guides, les gardiens et les vendeurs) ? Je ne sais pas si c'est un désintérêt total des personnes en charges ou un gros manque de moyen, mais il semble totalement à l'abandon !
Bref, revenons en aux pièces elles-mêmes avec malgré tout quelques trouvailles intéressantes. Commençons par cette statue de la mère de Ramsès II, en mauvais état, mais qui n'est pas sans rappeler celle vue lors de l'exposition sur Ramsès II à Paris.
On peut trouver différents ostracas avec des animaux représentés dans des situations humaines (habillées, assis sur les chaises, etc...)
Voici une jolie stèle avec un élément peu fréquent : le personnage central a les cheveux gris !
Une jolie statuette du dieu Amon et sa compagne Mout.
De très jolis calices en forme de nénufar.
Les fameuses gourdes de bonne années, dont je vous parlais dans un précédent article (ICI).
Il y a une vitrine dédiée aux statues d'Isis allaitant Horus. Cette représentation a évolué avec le temps jusqu'aux versions de la vierge Marie allaitant Jesus.
Voici une stèle qui m'a marqué par la qualité des hiéroglyphes gravés. La pierre est en parfaite état, on pourrait croire qu'elle a été faite très récemment. Son état est identique à celle que j'ai acheté en 2019 à Louxor (et gravée par un artisan moderne évidemment).
Terminons par ces deux sphinx qui se font face. Vous remarquerez peut-être le trou entre leurs pattes. C'est simplement parce que quelqu'un s'est dit que ça ferait une chouette fontaine !
La Part de l'autre, de E-E Schmitt
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8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé.
Que se serait-il passé si l’École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ?
Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde…
♥♥♥/5
Voilà un roman pour le moins audacieux ! L'image de couverture n'est pas des plus attrayantes et peut même engendrer des réactions négatives (j'ai d'ailleurs utilisé un protège livre quand je lisais en extérieur pour éviter des regards ou remarques malvenues). Pourtant si on prend la peine de lire le résumé, on se laisse tout de suite prendre au jeu. Si Adolf Hitler n'avait pas été recalé à l'école des beaux-arts, cela aurait-il pu changer le destin du monde ?
L'auteur nous embarque dans un roman scindé en deux récits, d'un coté nous avons une biographie du véritable Hitler, qu'on peut ensuite comparer avec une version imaginaire (appelé Adolf H. par contraste) de ce qu'aurait pu être sa vie si ce seul petit élément avait été différent. Ils partent du même point de départ, et pourtant leur parcours vont de plus en plus s'éloigner. Il ne s'agit bien évidemment pas de rendre sympathique ce personnage, bien au contraire. L'idée serait plutôt de se rendre compte que ce qu'on considère comme le Mal à l'état pur ne dépend finalement parfois pas de grand chose. Que ces personnes sont devenues comme ça suite à des éléments de leur vie, et que chacun d'entre nous pourrait devenir un nouveau Hitler si les circonstances étaient réunies.
Bref, il s'agit d'un ouvrage qui invite à une réflexion profonde, qui est assez dérangeant et qui m'a pris du temps à lire, mais il en valait la peine. J'ai également beaucoup apprécié le petit journal de sa rédaction à la fin ou l'auteur nous partage ses doutes et ses difficultés quant à l'écriture de ce roman.
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Prochaine lecture : Amenhotep, de Pauline Gedge
Vie de Lapins, S7E10
Ce mois de septembre a été riche en émotion, et surtout pour Jade ! En effet, après 16 ans de bons et loyaux services, nous avons décidé de remplacer le canapé. C'est avec un petit pincement au coeur que l'ancien est parti à la déchetterie, car même s'il ne ressemblait plus à rien, il avait pleins de traces de mes précédents lapins. Il a donc fallu démonter l'ancien, et on en a profité pour remplacer la vieille moquette en dessous. Résultat Jade ne savait plus trop ou se mettre et ne comprenait pas trop ce qui se passait. Mais une fois la nouvelle moquette, et le nouveau canapé mis en place, elle a vite repris ses marques, et adopté le canapé !
Le choix du modèle a été en partie fait en pensant à elle, puisqu'il fallait un canapé où elle puisse correctement circuler en passant de tout les cotés. Le dessus lui plait particulièrement ! Et surtout ce qu'elle adore : Celui-ci est ouvert en dessous, ça lui fait donc une cabane géante ! Certes, elle doit un peu ramper pour y aller, mais ça ne la gêne pas. Evidemment, le jour où j'aurais besoin de l'attraper pour des soins ou pour l'emmener chez la vétérinaire, cela risque d'être plus problématique pour la faire en sortir !
Le premier soir, elle a même déjà fait des léchouilles au canapé ! Espérons que ça en reste là et qu'elle ne le croque pas de partout ! Pour l'instant il n'y a qu'un petit endroit où elle a essayé, on l'a donc bien calfeutré. Et le bois présent en dessous est bien alléchant pour ses quenottes, mais j'espère que ça lui passera rapidement !
Etrangement la nouvelle moquette semble moins lui plaire alors qu'elle est toute moelleuse ! Elle semble chercher le parquet pour se poser, et notamment ce tout petit coin à coté du canapé. On a beau bien connaitre ses petits monstres, il est parfois difficile de faire le choix qui leur plaira le plus !
Quand à Pixel, on en a profité pour lui changer ses tapis par la même moquette. Niveau couleur ça fait un peu ton sur ton et on le voit moins bien, mais par contre il semble l'apprécier lui !
Ce mois-ci Pixel m'a fait une belle bêtise, mais c'était heureusement avec les anciens tapis ! Je lui avais donné un plant de romarin pour qu'il puisse le manger bien frais. Et surprise, le lendemain matin j'ai vu qu'il avait sorti toute la terre du pot et qu'il s'amusait à creuser dedans et à l'étaler partout !
Terminons par deux petites photos de ce faux couple. Car oui, même s'ils ne vivent pas ensemble, ils ont néanmoins des contacts réguliers, notamment à travers la grille. Pixel passe souvent le nez à travers les barreaux, comme ça Jade vient lui faire des léchouilles. Dommage par contre que ce ne soit jamais dans l'autre sens !
De temps en temps, j'ouvre aussi la grille, Jade vient alors chez Pixel. C'est comme ça que j'ai obtenu cette rare photo de mes deux loulous ensemble et sans grille ! Mais ne vous y fiez pas, quelques secondes après Pixel a fuit bien qu'elle soit pourtant venue tout doucement et tout gentiment vers lui.
Poil de Cairote, de P. Fournel
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Quelle aventure que la vie d’un attaché culturel français au Caire ! Par touches impressionnistes, Paul Fournel décrit son quotidien dans les mails qu’il envoie à ses amis : embouteillages, muezzin, cireurs de chaussures, chats errants, débrouilles et embrouilles, douceurs et fureurs… Des billets spirituels, précis, nonchalants, qui croquent sur le vif une mégalopole débordante de vie, déconcertante, fascinante.
♥♥♥/5
En sortant du musée du Louvre, je me suis arrêtée dans les boutiques à la recherche de mes introuvables catalogues des collections. Evidemment ici non plus je n'en trouve pas (décidément, quelqu'un devrait vraiment s'y mettre), ou en tout cas pas un catalogue complet, mais juste un guide un peu basique. Bref, je décide de regarder alors les autres livres et tombe sur celui-ci qui me semble bien sympathique.
Il s'agit de petits billets d'humeur quotidien rédigés par M. FOURNEL, et envoyé initialement par mail à ses connaissances. Il a passé quelques années en Egypte dans un cadre professionnel, et c'était donc le moyen de partager son quotidien dans ce pays étranger, que ce soit pour le meilleur ou le pire. Attention toutefois, puisque la période concernée était de 2000 à 2003, autant dire que bien des choses ont changé depuis (je pense notamment à tout ce qui touche à la politique et à Moubarak). Ses avis sont parfois tranchés, mais même si on ne les partage pas, cela permet une belle plongée dans ce pays, tout en permettant de relativiser : oui j'aime l'Egypte, mais elle reste un vrai pays, avec ses défauts, et non pas une terre utopique.
Voici quelques extraits qui seront plus parlant que de longues explications :
6 mars 2001 - Un nouveau médicament vient de faire son apparition sur le marché égyptien. On l'annonce comme magique dans tous les journaux. Il s'agit d'une pilule pour guérir la stérilité des femmes. Elle se nomme le Viagra. Lorsqu'une femme est stérile, elle donne du Viagra à son mari et elle se sent aussitôt mieux. Bientôt elle est enceinte et se trouve guérie de cette infamante maladie féminine qu'est la stérilité. On ne peut que se réjouir d'une médecine aussi efficace.
7 mai 2001 - En 1949, dans Maalesh, Cocteau notait que les chauffeurs de taxi du Caire klaxonnaient parce qu'ils croyaient que cela faisait passer le feu tricolore au vert. Voulant vérifier si la croyance s'était perpétuée, j'ai demandé à mon chauffeur de taxi pourquoi il klaxonnait en arrivant au carrefour. Il m'a répondu : "Pour klaxonner."
8 janvier 2002 - "Bienvenue en Alaska" m'accueille le gardien des toilettes de la Vallée des Rois. Il m'invite à constater qu'il porte cinq couches : un ticheurte, un pull de laine et trois galabeyas l'une sur l'autre. Il fait pourtant 29 degrés au soleil, mais les touristes en chemisette lui donnent le frisson.
27 octobre 2002 - Mettez-vous à la place du Sphinx. Tournez-lui le dos et regardez ce qu'il voit, juste en face, sur la petite place où les autobus font la noria. Admirez la part d'éternité que l'on offre à son mystérieux et noble regard de pierre : KFC et Pizza Hut.
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Prochaine lecture : La part de l'autre, de Eric-Emmanuel Schmitt
Pull Folk Rabbit de Briana Arlene
Comme toujours, quand je vois un lapin, je craque. Alors évidemment, quand je tombe sur des modèles de pull à tricoter, avec des motifs lapins, il faut obligatoirement que je les fasse ! J'avais déjà fait le pull William d'Ann Kingstone et voici désormais le pull Folk Rabbit de Briana Arlene. Il est comme toujours disponible sur Ravelry (payant et en anglais) en cliquant ici.
Voici donc le modèle tel que présenté par la designeuse :
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Pour une fois, j'ai décidé de chercher de la belle laine (et non pas l'acrylique basique comme j'utilise souvent), et j'ai donc opté pour la gamme Ambiance de chez FONTY, accompagné d'un fil mohair pour donner un aspect un peu "poilu" aux lapins. Voici donc mon résultat, étape par étape :
Hormis la partie jacquart avec les lapins qui est un peu complexe (pas techniquement, mais il faut être bien concentré, compter les mailles, car la moindre erreur, et tout le motif est de travers !) le reste n'est pas très difficile. En plus pour une fois, mon premier essai était le bon niveau taille ! Ouf, parce qu'en général je me plante toujours de taille, malgré les échantillons. C'est pas pour rien que je fais plus souvent des châles ^^
Sans plus attendre, voici le résultat final une fois porté ! Maintenant je suis presque pressée d'être en hiver pour pouvoir le mettre !
La Traversée des temps, Les Deux Royaumes, de E-E. Schmitt
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La cueillette du gui, un élixir de jouvence cent pour cent gaulois, une assemblée de druides à l'ombre des grands chênes... Le fabuleux monde celtique n'en finit pas d'émerveiller Noam lorsqu'il débarque en Gaule. Mais bientôt l'irruption d'envahisseurs d'un genre nouveau, les Romains, vient bouleverser l'équilibre des forces.
Du célèbre Spartacus, figure de révolte et d'espérance qui défie la République romaine, à l'empereur Auguste et son épouse Livie, nouveaux maîtres de Rome au prix de morts suspectes et de crimes irrésolus, Noam assiste, perplexe, à l'apparition d'une concentration de pouvoir sans limites.
Très loin de là, à Jérusalem, un certain Jésus tient un tout autre discours que celui de Rome. Prônant l'égalité entre tous les hommes, sa parole ouvre un horizon radicalement neuf et suscite un espoir infini. Deux « royaumes » se dessinent : l'un terrestre et hégémonique, l'autre céleste et accessible à tous. Entre ces deux conceptions du monde, Noam devra-t-il choisir ?
♥♥♥♥/5
C'est comme toujours un plaisir de retrouver Noam, Noura et Tibor dans ce nouvel opus de la Traversée des Temps qui se déroule sous différentes périodes de l'époque romaine. Le grand absent (ou quasiment absent) de ce tome est le 4e immortel Derek. Mais au final c'est une bonne chose, cela évite que l'histoire soit trop redondante en ayant toujours le même "méchant". Ici les problèmes rencontrés sont plus éphémères, j'entend par là la durée de vie des personnes responsables, mais pas moins importants. On voit bien que l'immortalité ne règle pas tout les problèmes, bien au contraire.
C'est d'ailleurs un sujet abordé que j'aime beaucoup vis à vis de Tibor, le vieil homme au seuil de la mort, mais sans jamais parvenir à mourir. A jamais à l'agonie, à jamais portant le deuil de sa femme et de ses fils. Pour lui l'immortalité tient plus de la malédiction et ne rêve que d'un chose, disparaitre à jamais. Le débat est ouvert, et très intéressant.
Les parties de l'histoire se déroulant à notre époque (pendant que Noam écrit ses mémoires) sont bien plus courtes que dans les précédents tomes, mais cela me va finalement très bien, car ce n'est pas la partie qui m'intéresse le plus.
Bref, un très bon roman dans la continuité des précédents, et qui me rend impatiente de pouvoir découvrir le suivant !
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Prochaine lecture : Poil de Cairote, de Paul Fournel
EXPOSITION TOUTANKHAMON Son Tombeau et ses Trésors
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Ayant désormais un peu plus de temps, j'ai décidé d'aller profiter de cette exposition avant qu'elle ne prenne fin. Elle ne contient aucune pièce d'origine, ce ne sont que des reproductions (les originaux étant définitivement installés au Grand Egyptian Museum du Caire), mais je me suis dit que cela peut malgré tout être sympathique.
Après une petite vidéo sur le contexte de cette découverte, nous nous retrouvons dans les chaussures de Carter qui découvre pour la première fois la tombe avec tout ses trésors empilés dans la petite tombe. On commence par l'antichambre.
Puis la chambre funéraire.
Et enfin la salle dite du trésor. Il manque la petite annexe à gauche de l'antichambre mais ce n'est pas là le plus problématique. Ces salles sont très intéressantes, mais on ne peut finalement pas vraiment en profiter. Carter raconte en même temps sa découverte, passant d'une salle à l'autre, il faut donc suivre son récit. Le problème est que les salles ne sont éclairées que pendant le discours de Carter, si on veut revenir sur ses pas plus tard, c'est trop sombre pour prendre de belles photos ou voir correctement les pièces. Et pendant le discours, il y a tellement de monde devant qu'à moins de mesurer 2m, on ne voit pas grand chose. Ils auraient au moins du laisser l'éclairage de manière constante.
Après cela, on arrive à la partie plus classique de l'exposition. Une grande partie des pièces - reproduites - est ici exposée, avec notamment une reproduction de la chambre funéraire. Un mur est particulièrement intéressant car on le voit d'habitude très peu. Il s'agit du mur qui donne sur l'antichambre, celui-ci qui a été ouvert par Carter pour accéder à la chambre funéraire. Ce faisant, il a détruit une partie de la fresque, qui est ici reproduite à gauche.
La pièce est évidemment agrandie afin qu'on puisse correctement circuler, mais les dimensions sont néanmoins préservées au sol. On y retrouve le marquage des objets trouvés au sol, mais aussi la délimitation des murs qui permet de comprendre que la chapelle funéraire est quasiment aussi grande que la pièce et que le passage autour est à peine possible.
Voici l'intérieur de la chapelle, avec toujours au sol le marquage, d'après les dessins de Carter de ce qu'elle contenait : les différentes chapelles intérieures, le sarcophage, mais aussi certains objets glissés entre les chapelles.
La cuve du sarcophage est à mon avis l'objet qui fait le plus faux. Il a vraiment l'air en plastique (non pas que les reproductions des chapelles en or ne soit véritablement en or, mais au moins cela y ressemble).
Nous arrivons ensuite aux reproductions des différents sarcophages, jusqu'à la momie elle-même (uniquement représentée avec tout ces atours).
Je suis assez fière de ma photo, mais non, là non plus il ne s'agit pas de l'original mais bien d'une reproduction. Elle est cependant assez bien faite, j'en ai vu des bien pires !
Voici le coffre aux canopes, qui nous permet de voir les canopes en albâtre, et à l'intérieur de ces derniers, les mini sarcophages qui contenaient les viscères.
La célèbre chapelles des déesses. Je me rappelle l'avoir vu au musée du Caire (celui du centre ville) avec plusieurs autres pièces. Malheureusement, entre la foule et la groupe qu'il fallait suivre, je n'ai pas beaucoup de souvenirs de cette visite.
Il est de notoriété publique que Toutankhamon a été accompagné dans son tombeau par ses deux filles décédées. Je n'avais en revanche jamais encore vu de près leurs différents sarcophages, également imbriqués les uns dans les autres.
Ce très célèbre trône en or, que j'avais également vu au Caire. Il y a ici bien moins de monde pour pouvoir le regarder de plus près !
Le naos d'or de Toutankhamon, que j'avais pu voir lors de l'exposition Toutankhamon à Paris (celle avec des pièces originales du coup !). Le vrai avait cependant les portes fermées, on ne pouvait donc pas voir l'intérieur.
L'un des chars de Toutankhamon, ainsi que des boucliers (les originaux de ces derniers étaient aussi dans la précédente exposition).
Vous verrez également de nombreuses statues et oushebtis dans cette exposition, certaines vous sembleront certainement familières.
Bref, c'était une petite exposition sympa pour voir de plus près ces pièces sans avoir à se déplacer en Egypte, mais le ressenti n'est évidemment pas le même.